jours

Actu

Dans l’asphalte des yeux

l’horizon s’est froissé

la bouche emprunte au jour

un sédiment de mai

les silhouettes tombent

et les corps agrégés

gorgent la route d’os

de rêves en caillots

le temps engrangera

le silence des cendres

 

et la neige rose

       recouvre les veines nues

absurde printemps


Matin

Suaire nuageux

la lune hyaline subsiste

dans l’ourlet de l’aube

nos rêves volutes

ont édenté le certain

leurs sépales obstinés

parsèment encore les sens

le jour s’impose au corps

il badaude mal content

angles maladroits des os

vulnérable nudité

la réalité enjambe

de sa chorégraphie rapace

ce qui nous émeut

Subreptice

pierre sourire

fauchée aux plis

de l’horizon lin

au glissé du jour

la nuque subreptice

_un baiser pourrait

(tu vois

un baiser)

comme un lacs

une accolure

nue

un baiser pourrait

embraser

le lumineux repli


©Aure 04/2018