écaille d’oiseau

Écaille d’oiseau – un chant d’ortie

chantourne mon cœur de son aigu

dans le rire arqué d’un vent griffu

qui froisse ma pâleur de bougie

penser au taffetas de ta peau

que mes mains se plaisent à tiédir

dans l’hymne bleu ocre d’un nadir

tes bras me busquant tel un roseau

*

ferler l’horizon de tes baisers

la bourrasque de ton rire fruit

il dissout le torque du passé

bris émaciés de marbre qui huit

écaille d’oiseau – un chant de rose

renverse mon corps de son pointu

vivre l’infini de nos cœurs nus

en un lit de temps qui se repose


©Aure 2013 & 11/2017